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Écoutez en moins de deux minutes l'essentiel du projet pilote de centrale photovoltaïque flottante lancé sur le barrage de Sidi El Barrak.
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En bref : le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a lancé le 27 août 2026 l’étude d’un projet pilote de centrale photovoltaïque flottante sur le barrage Sidi El Barrak, dans le gouvernorat de Béja. Porté avec la FAO et le MEDREC dans le cadre du projet TECH-EAU, ce projet énergétique vise à limiter l’évaporation de l’eau tout en produisant de l’énergie solaire flottante, une première pour un grand barrage tunisien.
Où se trouve le barrage de Sidi El Barrak, et pourquoi ce site a-t-il été choisi ?
Le barrage de Sidi El Barrak est situé sur l’oued Ziatine, dans la délégation de Nefza, gouvernorat de Béja, dans le Nord-Ouest tunisien. Mis en service en 2000, il figure parmi les plus grands réservoirs du pays et joue un rôle central dans l’irrigation agricole et l’équilibre hydrique régional, selon La Presse.
Sa grande superficie en fait un site pertinent pour tester le solaire flottant : plus la surface d’eau exposée est importante, plus les pertes par évaporation et donc le potentiel de gain sont significatives dans un pays confronté au stress hydrique.
Navigation : ressources complémentaires sur le projet de centrale flottante de Sidi El Barrak
Quelle capacité pour la centrale de Sidi El Barrak ?
Comparez ce projet pilote aux précédents tunisiens et régionaux : lac de Tunis, Tanger Med.
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Écoutez en moins de deux minutes l'essentiel du projet pilote lancé sur le barrage de Sidi El Barrak.
1. En quoi consiste le projet de centrale photovoltaïque flottante à Sidi El Barrak ?
Il s’agit, à ce stade, du lancement d’une étude approfondie technique, environnementale et économique en vue d’une installation d’énergie renouvelable pilote sur le plan d’eau du barrage. L’atelier de lancement s’est tenu le 27 août 2026 en présence du ministre Ezzeddine Ben Cheikh, dans le cadre du projet TECH-EAU, un partenariat entre le ministère de l’Agriculture, la FAO et le MEDREC, selon La Presse.
Définition : Qu’est-ce qu’une centrale photovoltaïque flottante ?
Une centrale photovoltaïque flottante est une installation de panneaux solaires fixés sur des plateformes flottantes ancrées à la surface d’un plan d’eau (barrage, lac, retenue). Elle produit de l’électricité sans occuper de terres agricoles ou constructibles, tout en réduisant l’évaporation de l’eau grâce à l’ombrage et en bénéficiant d’un refroidissement naturel qui améliore le rendement des panneaux.
2. Quels sont les avantages écologiques, économiques et énergétiques attendus ?
Le projet combine trois bénéfices : la préservation de l’eau par réduction de l’évaporation, la production d’une source d’énergie propre sans consommation de foncier, et un test de viabilité économique avant une éventuelle extension nationale. Le ministre Ezzeddine Ben Cheikh a précisé que cette technologie « permet de produire de l’énergie propre tout en ombrageant la surface de l’eau, ce qui réduit significativement le taux d’évaporation », selon La Presse.
- Optimisation de l’espace : aucune terre agricole ou constructible mobilisée
- Réduction de l’évaporation des eaux de retenue, un enjeu majeur pour l’agriculture irriguée locale
- Refroidissement naturel des panneaux par la proximité de l’eau, favorable au rendement
- Contribution aux énergies renouvelables et à la réduction des émissions de CO2 du mix électrique
- Économies sur les coûts d’exploitation hydraulique à confirmer une fois l’étude économique achevée
3. Quelle capacité est prévue pour la centrale de Sidi El Barrak ?
À ce stade, aucune capacité chiffrée (en kW ou MW) n’a été communiquée pour le projet de Sidi El Barrak : l’étude technico-économique lancée le 27 août 2026 doit précisément déterminer le dimensionnement optimal du site. À titre de comparaison, le seul précédent tunisien de centrale solaire flottante connecté au réseau, sur le lac de Tunis, affiche une puissance de 200 kWc.
| Projet | Localisation | Capacité |
|---|---|---|
| Sidi El Barrak | Gouvernorat de Béja | — ( Étude de faisabilité lancée ) |
| Lac de Tunis (partenariat STEG-Qair) | Berges du Lac, Tunis | 200 kWc ( En service depuis juin 2022 ) |
| Oued Rmel (Tanger Med) | Tanger, Maroc | 13 MWc ( En service depuis août 2026 ) |
Sources : pv magazine France ; TelQuel.
4. Quelle place ce projet occupe-t-il dans la stratégie énergétique tunisienne ?
Sidi El Barrak s’inscrit dans la transition énergétique tunisienne, dont l’objectif officiel est de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique national d’ici 2030, selon l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie citée par Directinfo. Cette accélération des projets d’énergie solaire répond aussi à une forte dépendance aux hydrocarbures importés : le déficit énergétique national pourrait atteindre 65 % des besoins du pays, selon la même source.
D’autres centrales solaires tunisiennes illustrent déjà l’impact potentiel sur les coûts d’exploitation : la centrale de Mezzouna (gouvernorat de Sidi Bouzid) devrait générer une économie d’environ 30 millions de dinars par an sur le coût de production de l’électricité, selon La Presse. Un projet flottant réussi à Sidi El Barrak pourrait, à terme, être répliqué sur d’autres barrages du pays et contribuer à l’amélioration de la stabilité énergétique régionale.
5. Quel calendrier pour la suite du projet de Sidi El Barrak ?
Le projet en est à la phase d’étude : aucune date de mise en service n’a été communiquée à ce jour. Les prochaines étapes attendues sont la finalisation de l’étude technique, environnementale et économique, puis, en cas de résultats concluants, le choix d’un opérateur et le lancement des travaux. Le ministère a précisé que ce pilote doit valider la viabilité du procédé avant d’envisager son extension à d’autres barrages tunisiens, selon La Presse.
6. Existe-t-il des précédents de centrales solaires flottantes en Tunisie ou en Afrique ?
Oui : la Tunisie dispose déjà d’un précédent avec la centrale de 200 kWc du lac de Tunis, issue d’un partenariat STEG-Qair inauguré en juin 2022, la première du genre en Afrique du Nord. Au Maghreb, le Maroc a depuis pris de l’avance avec la centrale de 13 MWc de Tanger Med sur le barrage Oued Rmel, la plus grande d’Afrique en service.
La centrale du lac de Tunis, développée grâce à des contributions financières internationales (Fonds d’études et d’Aide au Secteur Privé, France), alimente le réseau de la STEG et évite l’émission d’environ 120 tonnes de CO2 par an, selon Qair Africa. Sidi El Barrak marquerait, lui, la première expérimentation de ce type sur un grand barrage hydraulique tunisien, et non plus sur un plan d’eau urbain.
Conseil d’expert, ProTunisie: « Le vrai test de Sidi El Barrak n’est pas technique mais économique : le solaire flottant coûte structurellement plus cher au kWc que le solaire au sol, en raison des systèmes d’ancrage et de flottaison. Son intérêt en Tunisie dépendra surtout de la valeur donnée à l’eau économisée, en plus de l’électricité produite. C’est précisément ce que l’étude lancée en août 2026 doit chiffrer avant toute décision d’investissement. »

Le projet de centrale photovoltaïque flottante à Sidi El Barrak
Le schéma ci-dessous présente les principales caractéristiques du projet pilote de centrale photovoltaïque flottante à Sidi El Barrak : lancé le 27 août 2026 par le ministère de l’Agriculture, il est porté avec la FAO et le MEDREC dans le cadre du projet TECH-EAU. Implantée sur l’oued Ziatine, dans la délégation de Nefza au gouvernorat de Béja, cette installation vise à produire de l’énergie solaire tout en contribuant à limiter l’évaporation de l’eau.
FAQ
Le projet de Sidi El Barrak est-il déjà financé ?
À ce jour, aucun montant de financement n’a été communiqué publiquement. Le projet est au stade d’étude de faisabilité, menée dans le cadre du partenariat TECH-EAU entre le ministère de l’Agriculture, la FAO et le MEDREC.
Pourquoi installer des panneaux solaires sur un barrage plutôt qu'au sol ?
Le solaire flottant évite de mobiliser des terres agricoles ou constructibles, réduit l’évaporation de l’eau grâce à l’ombrage des panneaux et bénéficie d’un refroidissement naturel qui améliore leur rendement par rapport à une installation terrestre classique.
D'autres barrages tunisiens pourraient-ils accueillir une centrale flottante ?
Le ministère a indiqué que Sidi El Barrak sert de projet pilote destiné à tester la viabilité du procédé avant d’envisager, en cas de succès, son extension à d’autres ouvrages hydrauliques du pays.
Quelle est la différence avec la centrale flottante du lac de Tunis ?
La centrale du lac de Tunis (200 kWc, en service depuis 2022) est installée sur un plan d’eau urbain et alimente un quartier résidentiel. Sidi El Barrak serait la première expérimentation sur un grand barrage hydro-agricole tunisien, avec un objectif combiné d’économie d’eau et de production électrique.
Ce projet concerne-t-il les particuliers ou les entreprises tunisiennes ?
Non : il s’agit d’un projet public piloté par le ministère de l’Agriculture avec des partenaires internationaux, distinct des installations photovoltaïques résidentielles ou industrielles en autoproduction, régies par la réglementation STEG.
Sources et références
- La Presse, « Barrage de Sidi El Barrak : bientôt, une centrale photovoltaïque flottante pour préserver les ressources en eau », 27 août 2026 — lire l’article
- Agence Tunis Afrique Presse (TAP), dépêche relative à l’étude sur la centrale de Sidi El Barrak — lire la dépêche (accès automatisé restreint au moment de la rédaction — à consulter directement)
- pv magazine France, « Inauguration de la première centrale solaire flottante d’Afrique du Nord », juillet 2022 — lire l’article
- Qair Africa, « Tunisie : Qair inaugure la première centrale solaire flottante du pays » — lire l’article
- TelQuel, « Tanger Med accueille la plus grande centrale solaire flottante d’Afrique », août 2026 — lire l’article
- Directinfo, « Tunisie : l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables en 2030 jugé réalisable », avril 2026 — lire l’article
- La Presse, « Transition énergétique : la Tunisie gagne du terrain sur les coûts et les importations », avril 2026 — lire l’article
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