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Écoutez en moins d'une minute l'essentiel de l'inauguration de la première station photovoltaïque tunisienne pour la pêche artisanale à Djerba, ses porteurs de projet et ses objectifs.
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Le vendredi 24 juillet 2026, le port de pêche d’Ajim, sur l’île de Djerba, est entré dans l’histoire énergétique tunisienne : une première station photovoltaïque pour la pêche artisanale y a été officiellement inaugurée. Portée par le WWF Afrique du Nord en partenariat avec l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie, cette infrastructure de recharge de batteries marque le passage d’un projet pilote à une utilisation opérationnelle de la propulsion électrique solaire dans le secteur de la pêche artisanale tunisienne.
Qu’est-ce que la station photovoltaïque inaugurée à Djerba ?
La station inaugurée à Ajim est une infrastructure de recharge de batteries alimentée par l’énergie solaire, destinée aux bateaux de pêche artisanale équipés de moteurs électriques. Elle constitue la brique opérationnelle d’un projet plus large de propulsion électrique pour la petite pêche tunisienne, testé en conditions réelles depuis juin 2026.
Concrètement, l’événement du 24 juillet a combiné trois temps forts : la remise de moteurs marins électriques à un groupe de pêcheurs artisans participants, l’inauguration de la station solaire elle-même, et une démonstration en mer à bord d’un bateau équipé de ce système, selon La Presse de Tunisie. La puissance exacte de l’installation (kWc) et sa capacité de stockage n’ont pas été communiquées à ce stade.
Points clés à retenir concernant cette actualité
- Quoi : première station photovoltaïque tunisienne dédiée à la recharge de bateaux de pêche électriques
- Où : port de pêche d’Ajim, Djerba
- Quand : inaugurée le 24 juillet 2026
- Qui : WWF Afrique du Nord, ambassade du Royaume-Uni, ministère de l’Agriculture, ANME, STEP
- Financement : Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni
- Objectif : tester la faisabilité d’un modèle reproductible de décarbonation de la pêche artisanale
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Comment fonctionne une station de recharge solaire pour bateaux ?
Comprenez le principe de la propulsion électrique alimentée par l'énergie solaire, testée à Djerba, et son fonctionnement au quotidien pour les pêcheurs artisans.
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Écoutez en moins d'une minute le résumé audio de l'essentiel à retenir sur la station photovoltaïque de Djerba.
1. Qui sont les acteurs impliqués dans ce projet ?
Le projet réunit un pilote environnemental international, un bailleur de fonds étatique et trois institutions tunisiennes techniques : c’est cette combinaison qui distingue l’initiative des projets solaires classiques, en associant expertise halieutique, ingénierie énergétique et diplomatie climatique.
Le WWF Afrique du Nord pilote le projet, avec le soutien financier du Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) le financement britannique transitant via l’ambassade du Royaume-Uni en Tunisie. Côté tunisien, la mise en œuvre technique associe le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) et la Société Tunisienne d’Équipements de Pêche (STEP), qui a assuré la fourniture et l’installation des moteurs électriques ainsi que l’appui technique, selon L’Économiste Maghrébin.
La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie, Roddy Drummond, de représentants des ministères de l’Agriculture et des Affaires étrangères, d’autorités régionales et locales, ainsi que des pêcheurs bénéficiaires du projet.
2. Quelles sont les caractéristiques techniques de la station solaire ?
Définition : Station photovoltaïque de recharge pour bateaux électriques : installation composée de panneaux solaires convertissant le rayonnement en électricité, couplée à un système de stockage sur batteries, qui alimente en énergie propre les moteurs électriques embarqués sur des bateaux de pêche artisanale, en remplacement des moteurs thermiques diesel ou essence.
La station exploite le haut niveau d’ensoleillement caractéristique de l’île de Djerba, l’un des atouts naturels les plus favorables du littoral tunisien pour ce type d’expérimentation. Les données techniques précises (nombre de panneaux, puissance crête, autonomie de charge, nombre de bateaux raccordables simultanément) n’ont pas été publiées par les porteurs du projet à ce jour.
| Critère | Moteur thermique conventionnel | Système solaire électrique (Ajim) |
|---|---|---|
| Source d'énergie | Carburant fossile (essence/diesel) | Électricité d'origine photovoltaïque |
| Émissions polluantes | Rejets de CO₂ et polluants atmosphériques | Réduction des émissions polluantes à l'usage |
| Nuisances sonores en mer | Bruit moteur significatif | Fonctionnement silencieux |
| Pollution marine | Risques de fuites d'hydrocarbures | Pas de rejet d'hydrocarbures |
| Coûts d'exploitation | Dépendants du prix du carburant | Baisse des coûts énergétiques attendue à l'usage |
| Statut à Djerba (2026) | Norme actuelle du secteur | Projet pilote en phase de déploiement |
3. Quels objectifs et impacts pour la pêche artisanale et l’environnement ?
Le projet poursuit un double objectif, environnemental et socio-économique : réduire la dépendance de la pêche artisanale aux combustibles fossiles tout en allégeant les charges d’exploitation des pêcheurs, deux enjeux jusque-là traités séparément dans les politiques énergétiques tunisiennes.
Les objectifs officiellement énoncés par les porteurs du projet, selon L’Économiste Maghrébin, sont :
- Réduire la dépendance aux combustibles fossiles et diminuer les émissions de carbone
- Réduire les coûts d’exploitation supportés par les pêcheurs artisans
- Limiter la pollution marine et les nuisances sonores sous-marines liées aux moteurs conventionnels
- Renforcer la sécurité énergétique des communautés côtières
- Accroître la résilience face au changement climatique du secteur de la pêche
- Proposer un modèle reproductible pour d’autres zones côtières
Ces objectifs s’inscrivent dans une logique de protection des écosystèmes marins : moins de bruit sous-marin et moins de risques de pollution par hydrocarbures représentent un bénéfice direct pour la biodiversité du golfe de Gabès, zone de pêche traditionnelle sensible.
4. Quels bénéfices attendus pour les pêcheurs et la communauté d’Ajim ?
Pour les pêcheurs artisans participants, le bénéfice recherché est avant tout économique : s’affranchir de la volatilité du prix des carburants en misant sur une énergie solaire gratuite une fois l’infrastructure amortie, tout en réduisant l’entretien lié aux moteurs thermiques.
Le programme de l’inauguration prévoyait un temps d’échange avec les pêcheurs participants sur leur expérience quotidienne d’usage des moteurs électriques, selon L’Économiste Maghrébin. Aucun témoignage individuel détaillé (nom, chiffres d’économies réalisées) n’a toutefois été publié à ce jour ; ProTunisie mettra à jour cet article dès que ces retours d’expérience seront documentés publiquement.
Jamel Jrijer, directeur régional de WWF Afrique du Nord, a souligné l’enjeu de la démarche pour la communauté des pêcheurs et pour les écosystèmes marins de Tunisie et de Méditerranée, insistant sur le fait que la technologie est aujourd’hui mature et mise au service de la nature comme des populations, selon L’Économiste Maghrébin.
5. Djerba : une première en Tunisie et en Méditerranée ?
Oui : l’inauguration du 24 juillet 2026 fait suite à la toute première navigation d’un bateau de pêche artisanale propulsé exclusivement à l’énergie solaire en Tunisie, réalisée le 29 juin 2026 au même port d’Ajim une première navigation à énergie solaire qualifiée par les porteurs du projet d’unique à l’échelle nationale et parmi les rares expériences comparables en Méditerranée.
Cette antériorité est confirmée à la fois par La Presse de Tunisie et par L’Économiste Maghrébin, qui décrivent l’essai du 29 juin comme une démonstration pionnière ayant validé la faisabilité technique et opérationnelle du système avant son passage à l’échelle du 24 juillet. L’inauguration de la station marque ainsi le franchissement d’un cap : de l’expérimentation isolée à un dispositif utilisable au quotidien par plusieurs pêcheurs.
6. Comment ce projet s’inscrit-il dans la transition énergétique tunisienne ?
Le projet d’Ajim illustre une tendance de fond : l’application des politiques de transition énergétique tunisiennes à des secteurs économiques traditionnellement peu concernés par le solaire, comme la pêche artisanale, au même titre que le résidentiel ou l’industrie.
Baptisé « Décarbonation de la pêche artisanale en Tunisie : promouvoir les énergies propres pour des communautés côtières durables », ce projet pilote d’une durée d’un an vise à évaluer la faisabilité technique et économique de l’introduction de systèmes de propulsion solaire dans le secteur, selon La Presse de Tunisie. Il s’inscrit dans les priorités affichées par le Royaume-Uni en matière d’action climatique et de développement durable à l’international : l’ambassadeur Roddy Drummond a indiqué que ce projet incarnait la volonté britannique de conjuguer lutte contre le changement climatique, croissance économique durable et innovation à bénéfice local, selon L’Économiste Maghrébin.
Pour la Tunisie, cette initiative complète un ensemble de chantiers énergétiques déjà engagés à l’échelle nationale, du photovoltaïque résidentiel aux grands projets de stockage par batteries, et confirme l’intégration progressive des alternatives aux combustibles fossiles dans des filières économiques stratégiques.
7. Le projet va-t-il s’étendre à d’autres régions côtières tunisiennes ?
C’est l’ambition affichée des porteurs du projet : au-delà de Djerba, l’expérience pilote d’Ajim est explicitement conçue comme un modèle reproductible, destiné à être déployé dans d’autres zones côtières tunisiennes, voire à l’échelle de la région méditerranéenne, selon La Presse de Tunisie.
Aucun calendrier ni aucune liste de ports candidats (Zarzis, Kerkennah, Sfax, Mahdia…) n’a toutefois été communiqué à ce stade. Le projet prévoit néanmoins l’élaboration de recommandations pratiques destinées à soutenir les politiques nationales de décarbonation du secteur de la pêche, ce qui laisse présager une phase de diffusion post-pilote à l’issue de l’année d’expérimentation.
💡 Conseil d’expert, ProTunisie : « Le vrai signal à surveiller n’est pas la station elle-même, mais le rapport d’évaluation qui sera publié à l’issue de cette année de projet pilote. C’est ce document qui déterminera si le modèle d’Ajim est économiquement viable sans subvention étrangère et donc s’il peut réellement essaimer sur d’autres ports tunisiens. Pour les professionnels du secteur solaire, c’est aussi un marché émergent à suivre de près : la demande en petites installations photovoltaïques marines pourrait s’ouvrir dans les deux à trois prochaines années. »
8. Djerba, symbole d’une électrification plus large de la petite pêche
L’expérience tunisienne rejoint un mouvement observé dans plusieurs pays méditerranéens et au-delà, où la propulsion électrique solaire est testée comme réponse à la fois climatique et économique pour les flottes de pêche artisanale, confrontées à la hausse structurelle du coût des carburants. En misant sur son haut niveau d’ensoleillement, Djerba se positionne comme un terrain d’expérimentation particulièrement pertinent pour cette transition, avec un potentiel d’impact économique qui dépasse le seul cadre environnemental si le modèle prouve sa rentabilité à moyen terme.

Vers une pêche durable grâce à l’énergie solaire
Le schéma ci-dessous présente les principaux éléments qui ouvrent la voie à une pêche artisanale plus durable à Djerba : une station photovoltaïque destinée à recharger les batteries des bateaux, l’utilisation de moteurs électriques moins polluants, ainsi que le soutien de WWF Afrique du Nord, de l’Ambassade du Royaume-Uni, du ministère de l’Agriculture et de l’ANME. Cette collaboration favorise la réduction des émissions liées à la pêche et accompagne la transition énergétique du secteur maritime tunisien.
FAQ
Où se situe la station photovoltaïque inaugurée à Djerba ?
Elle se trouve au port de pêche d’Ajim, sur l’île de Djerba, dans le sud-est de la Tunisie. C’est également à Ajim qu’a eu lieu, le 29 juin 2026, la première navigation d’un bateau de pêche solaire du pays.
Qui finance le projet de pêche solaire à Djerba ?
Le projet est financé par le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) du Royaume-Uni, via l’ambassade britannique en Tunisie, et mis en œuvre par le WWF Afrique du Nord en partenariat avec des institutions tunisiennes (ministère de l’Agriculture, ANME, STEP).
Quels sont les avantages des moteurs électriques pour la pêche artisanale ?
Les moteurs électriques alimentés par énergie solaire réduisent les émissions polluantes, suppriment le bruit moteur et le risque de pollution par hydrocarbures, et visent une baisse des coûts d’exploitation par rapport aux moteurs thermiques classiques.
Le projet va-t-il être étendu à d'autres régions de Tunisie ?
C’est l’objectif affiché par les porteurs du projet, qui présentent l’expérience d’Ajim comme un modèle reproductible pour d’autres zones côtières tunisiennes et méditerranéennes. Aucun calendrier précis n’a toutefois été communiqué à ce jour.
Combien de bateaux de pêche sont concernés par le projet ?
Le nombre exact de bateaux et de moteurs électriques distribués n’a pas été précisé par les porteurs du projet dans les communications officielles disponibles à ce jour.
Depuis quand la Tunisie teste-t-elle la propulsion solaire pour la pêche ?
Sources et références
- La Presse de Tunisie, « Une première en Tunisie : inauguration la première station photovoltaïque dédiée à la pêche artisanale électrique à Djerba », 24/07/2026 lapresse.tn
- L’Économiste Maghrébin, « Pêche artisanale : un nouveau cap vers la décarbonation en Tunisie », 24/07/2026 leconomistemaghrebin.com
- Mosaïque FM, « Djerba : Une première station photovoltaïque pour la pêche artisanale », 24/07/2026 mosaiquefm.net
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